En AVANT-PROPOS
Petit
Précis Historique
& Géographique
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Dès 1859,
Michel FANTON, gendre d'un vigneron aisé de la région
mâconnaise, natif de Beauregard, port de
Villefranche-sur-Saône en Beaujolais, petit-fils et arrière-petit-fils
d'une lignée de pêcheurs, mariniers et bateliers en rivière
de Saône depuis le milieu du 17ème siècle...
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était installé au village
de Bercy à l'est de PARIS.
Sa maison d'habitation et ses chais s'élevaient à l'angle de l'avenue du
Petit-Château, de la cour Louis Proust et de la cour
Saint-Julien.
Depuis quelques années déjà, il acheminait par la Seine et le canal de Bourgogne les vins de la propriété familiale de Saint-Martin Belleroche Senozan près de Mâcon.
En 1867 la Maison Michel FANTON et son associé
Aimé BLANC participent à l'EXPOSITION
UNIVERSELLE qui s'est ouverte à Paris, s sous la présidence du
Prince Jérôme-Napoléon,
1867 -Paris (Champ-de-Mars)
.
A ses clients parisiens,
Michel Fanton proposait
également des spiritueux et des vins d'appellation
(Bourgogne, Saint-Emilion, Chablis.....)
en fûts (50 ou 110 l.) ou en bouteilles.

En 1889 le second de ses fils, François-Marius,
dit Francis, voyageur avisé, parcourait la vieille Europe à
la recherche de produits de haute gamme... On le rencontrait
aux grandes Expositions Internationales :
Saint-Pétersbourg,
Anvers, ...
On
le voyait beaucoup plus encore aux Antilles,
et surtout dans la plus attachante d'entre
elles : il s'était pris de passion pour l'île de la
Martinique - MADININA,
dans le parler chantant des belles Indiennes - où
prospéraient alors les "Habitations", ces grandes
plantations de canne à sucre.
Un
épouvantable cataclysme, l'éruption
de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902,
mettait un terme brutal à ces voyages d'affaires enchanteurs.
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Heureusement, hasard ou prémonition, Francis
avait rapporté de son dernier voyage à Saint-Pierre, en
avril 1902, un lot exceptionnel d'eau-de-vie de cannes à
sucre,
"pur vesou" récolte 1895,
vieilli 7 ans en foudre de bois...
...
que, quelque temps plus tard, le Greffier du Tribunal de
Commerce de Paris inscrivait dans ses registres sous ce beau
nom de baptême :
"RHUM MARTINIQUE
DES
PLANTATIONS MADININA".
Ce
sont quelques-unes de ces bouteilles chargées d'aventure et
d'histoire
qui furent "oubliées" tout un siècle dans un
des plus beaux chais de Bercy...
... un long bâtiment, cour Louis Proust, qui masquait il y,
a quelques années encore (en 1993), derrière ses alignements
de tonneaux,
un pan de mur percé de trois fenêtres,
ultime vestige de la façade sur Seine du Petit-Château
de Bercy,
dernier témoin encore visible en
notre XXI° siècle, des fastes d'antan.
Les
Entrepôts de vins de Bercy ont disparu. Mais les arrière-petits-fils de Michel FANTON,
archivistes familiaux, historiens amateurs et professionnels
avertis, ont le plaisir de
redonner vie à l'idylle
aujord'hui plus que centenaire
qui s'était nouée entre BERCY,
CELLIER du MONDE et MADININA,
la PERLE des CARAïBES.

Car BERCY c'était aussi, derrière les grilles de l'ENTREPOT, l'histoire d'une Profession, celle des Marchands de vin de
Paris. Une Corporation des plus anciennes que, seuls, quelques
buveurs d'eau à la triste figure croyaient atteindre en
l'affublant, comme d'un sceau d'infamie, du sobriquet méprisant
de "pinardier" .
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A suivre :
[ Le Duc et le Petit-Château ] [ Le Prince Jérôme Napoléon ]
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