dégustations : millésimes 96 et suivants
dégustations : du 1983 au 11990 ] [ dégustations : millésimes 96 et suivants ] os dégustations  . ]

 

"Situer le vignoble, choisir le Vin, l'accompagner, le déguster, en parler... .."

Château La Tour-Carnet 1996

Nous avons ici un des deux ressortissants de l'appellation Haut-Médoc qui partagent avec d'autres seigneurs plus huppés (Saint-Estèphe, Pauillac, Saint-Julien, Margaux...) le privilège de figurer dans le célèbre classement de 1855 qui fait toujours bien des envieux dans le petit monde des "grands châteaux".                                                                       

Nous l'avions retenu pour un repas assez simple, le grand soir du passage à l'An 2000. Pas de "carafe" possible, nous l'avons servi droit au débouché sur un beau foie gras du Périgord et poursuivi avec les fromages. En  début de repas, Monthélie blanc 1992 sur noix de Saint-Jacques

Une robe très sombre. Un vin très présent en bouche, intense,  déjà souple malgré sa jeunesse. Une bouteille qui demande toutefois à vieillir pour devenir dans 5 ans un très grand classique.  Aujourd'hui, un vin parfaitement à l'unisson d'une belle soirée de fête.
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Château Fourcas-Hosten 1996

Voisin de Fourcas-Dupré (voir plus haut), ce château figure dans le panthéon de Philippe Enjalbert parmi les 100 meilleurs crus du Bordelais. Le vin de Fourcas était déjà réputé au 17° siècle.
Ce millésime, encore un peu vif, aura tout pour nous séduire dans quelque 3 à 5 ans. Beaucoup de personnalité.

Recevant ce soir-là des convives d'un pays lointain, d'une civilisation plusieurs fois millénaire et réputés experts en harmonies de saveurs, nous avions accompagné ce beau cru de Listrac d'une pintade exotique aux poires.
La carafe, que nous avons utilisée, n'était pas indispensable

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Château Bel Orme Tronquoy de Lalande 1996

blleBel O Tll.jpg (21461 octets) Ce Domaine est situé à Saint-Seurin de Cadourne, en plein cœur du Médoc.

Des arômes élégants ; voici quelques mois (janv. 01) on lui  reprochait d'être encore un peu abrupt en bouche..... Le voilà aujourd'hui (octobre) sans reproche.
              


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Château Nairac 1996

Pris en mains avec un grand souci de perfection par Nicolas TARI, un viticulteur de très bonne souche, le Château Nairac est redevenu sans tapage une référence dans les grands crus classés de Barsac-Sauternes.
Une des façons les plus agréables de savourer un tel vin :
- le boire pour lui-même, en dehors de tout repas. Avec un léger accompagnement que chacun imaginera selon son caprice
De couleur jaune-vert, paille. Un nez de fruit confits, de verveine. Un vin majestueux qui fond en bouche. Selon les grands experts, un des plus beaux Barsac-Sauternes de ce millésime 96.

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Le millésime 99 :
  -   Impressions de dégustation

20 mai 2001 - Dans un restaurant réputé du Bois de Boulogne, une salle assez spacieuse pour accueillir les 80 propriétaires de l'Union des grands crus qui étaient montés à Paris, et leurs invités.
            Suffisamment de lumière pour bien apprécier la robe du vin, suffisamment de fraîcheur pour que la chaleur communicative ne devienne pas fournaise au fur et à mesure de la dégustation.....

            S'il n'y avait pas d'absents, l'épreuve ne comporterait pas moins de 120 Châteaux bordelais, ou encore, 94 'rouges' (Médoc, Pomerol, Saint-émilion), 14 'rouges' et 'blancs secs' (Graves, Pessac-Léognan), 12 blancs liquoreux (Sauternais)

 

Cette année, nous avions très raisonnablement décidé de limiter notre dégustation à 45 crus !!
L'impression générale est plutôt agréable, les vins sont à la fois souples et amples en bouche, les tanins bien enrobés avec, de temps à autre, encore un peu de boisé. Le style est très classique, la robe est soutenue sans excès et les simples crus bourgeois ne déméritent pas, comparés au crus classés :

  Nous attaquons ce semi-marathon par les appellations Haut-Médoc et Médoc avec les Châteaux La Tour-de-By et Greyssac (bien, très bien), auxquels succèdent Camensac et Cantemerle. Viennent ensuite La Tour-Carnet  (très apprécié) et Beaumont (une belle finale).

Moins inspirés par les Listrac (est-ce une erreur ?) nous nous rendons directement à Moulis avec Chasse-Spleen (rien à redire, une belle constance) et, ce n'est pas une surprise, d"couvrons un magnifique Château Poujeaux.

En Pessac-Léognan, Château de France, Bouscaut et Fieuzal nous laissent de bois... On passe aussitôt à la vitesse supérieure avec Latour-Martillac, Malartic-Lagravière et Haut-Bailly, mais surtout avec Smith-Haut-Lafitte et un très beau Pape Clément.
    Impasse complète sur les blancs... Que La Louvière et Martillac nous le pardonnent !

A Saint-Estèphe, il nous faut regretter l'absence de Cos d'Estournel. Légère déception avec Les Ormes de Pez. Bien appréciés, quoique un peu courts, Cos Labory et Lafon-Rochet... Une note d'excellence pour Phélan-Ségur.

Voici Pauillac : A Croizet-Bages et Lynch-Bages (sans histoire) nous préférerons Haut-Bages-Libéral et nous avouerons un faible pour Pontet-Canet avant de faire la pause sur un sommet avec les Pichon, et surtout Pichon-Longueville-Comtesse, à qui nous décernons notre palme d'or

(à suivre).

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